Les aires protégées sont reconnues à l’échelle internationale comme une des stratégies de conservation de la biodiversité. Depuis une dizaine d’années, elles sont également considérées comme des outils efficaces, économiques et durables pour lutter contre les changements climatiques.

Les aires protégées sont concernées à trois niveaux par les changements climatiques:
– elles sont directement impactées, particulièrement les aires protégées isolées et de petite superficie, et sont contraintes de ce fait d’anticiper les effets de ces modifications environnementales dans leurs plans de gestion ;
– elles constituent des outils d’adaptation plus économiques et plus durables que les solutions technologiques ;
– elles contribuent directement à l’atténuation des impacts des changements climatiques en pérennisant les fonctions de puits de carbone de certains écosystèmes (marins, forestiers).

Elles contribuent en effet à maintenir des écosystèmes résilients et à assurer la fourniture de services écologiques essentiels aux populations locales. C’est le cas par exemple des efforts de protection des mangroves pour lutter contre l’érosion des zones côtières ou de la mise en place d’aires protégées autour de sites de captages d’eau pour garantir l’approvisionnement de zones urbaines (New York). Ces contributions sont reconnues à l’échelle internationale, en particulier par l’UICN (qui promeut depuis 2004 le concept d’adaptation écosystémique), et par le programme de travail sur les aires protégées de la Convention sur la diversité biologique (CDB).